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Nos vies scolaires

Passagers du Vent

Par MICHEL PACCALET, publié le dimanche 12 janvier 2020 22:12 - Mis à jour le dimanche 12 janvier 2020 22:12
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Souvenirs des forces que la nature nous insuffle...

« El Viento viene, El  Viento se va por la carretera. El Hombre viene, El Hombre se va por la frontera», MANU CHAO Clandestino 1998.

Patagonie - Paso del Viento, dans le décor d’une photo passée, l’immensité du glacier et la liberté sont à perte de vue. Le vent rugit dans notre dos, il nous pousse vers le col, nous en sommes passagers. Seuls dans la montagne, l’impression est exceptionnelle et l’engagement bien réel. L’air insuffle un de ces instants de vie qui en fait la beauté.

Nous vibrons de l’audace qui nous lie à l’aventure. L’amour nous unit. Loin en dessous, la tyrolienne est rompue au dessus du tumulte des torrents glaciaires. C’est par l’eau qu’il nous a fallu s’engager vers les moraines et le bivouac. Cléments,les Rios de Patagonie se sont ouverts à notre montée. Je redoute le retour…

Au col, la tourmente qui déboule vers le sud marque la limite que la nature impose aux pas des hommes : Nous ne ferons pas la suite de la vuelta huemul, mais là-haut  le rêve est abouti. Notre chance est inouïe.

Partir, Revenir…Les éléments se sont emballés à la descente, le vent a accéléré nos particules, gonflé les eaux et forcé notre passage vers les zones inconnues de notre résistance. Passagers du Vent, loin des routes et des frontières, dans le souvenir d’une photo passée, il nous reste une force imprimée !