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Nos vies scolaires

Locataire

Par MICHEL PACCALET, publié le dimanche 3 mai 2020 10:08 - Mis à jour le mardi 5 mai 2020 06:54
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Pour ne pas oublier, puisqu'elle est respire un peu plus en ce mois d'avril 2020, que la Terre a beaucoup souffert.

« Tu te sens pris par les choses et le temps, tu as fermé les yeux maintenant.
Pour une fuite en avant tu as pris ton parti, tu pars au plus pressé.

Tu peux naître de ce côté, tout casser de l'autre côté, tenter d'oublier aussi fort que tu peux que notre unique bien c'est la terre perdue dans l'univers. »

Jean Louis Aubert, Locataire 1989

J’avais l’insouciance des vingt ans. Pourtant cette chanson tournait déjà en boucle, comme un message d’alerte. Presque comme une évidence,  je la rappelle au bon souvenir des espoirs gâchés. Bien dommage pour nous de n’en être que là : si peu avancés, si peu convaincants, si peu heureux.

Lui, le jeune indien qui se bat en justice, si beau sur la photo, donne du sens à sa vie. Surement que les anciens des tribus lui ont parlé d’une harmonie passée, fondée sur la terre ? Surement qu’il tire sa noble posture d’un peuple libre ? Surement que la terre vaut à ses yeux l’unique bien à préserver ? Surement…

« Je sais que l'on va rire, je sais qu'on va pleurer, je sais qu'il faudra moins nous abîmer, je sais qu'il faudra moins l'abîmer »

Moi, j’avais fait miens ces mots il y a longtemps déjà, et ça me fait bizarre de les sentir si insignifiants aux yeux des hommes. Qu’importe je me sens fier du chemin, locataire donc !